PrésentationProtection du Milieu Aquatique

La Fédération des Bouches du Rhône œuvre bien évidemment pour le loisir pêche en développant une gestion halieutique proche de ses adhérents, mais elle s’oriente fortement vers la protection du milieu lui-même.

La rareté de l’eau et son caractère vulnérable doivent amener chacun d’entre nous à respecter cette ressource indispensable à la vie. L’explosion industrielle, l’urbanisation croissante, l’utilisation massive d’engrais et de pesticides sont des facteurs majeurs de pollution qui compromettent la qualité des milieux aquatiques.

La biodiversité de ces milieux est donc en danger. Si l’équilibre naturel est perturbé et altéré, la vie piscicole et aquatique l’est également. Les pêcheurs sont en quelque sorte des sentinelles de la qualité de l’eau.

Plusieurs missions sont mises en œuvre tout au long de l’année :

• Surveillance du domaine piscicole du département

• Réglementation de l’activité de pêche inhérente à la protection des cours d’eau et à la vie des poissons

• Information

• Communication

• Sensibilisation sur la biodiversité des milieux aquatiques

• Restauration, réhabilitation et entretien des cours d’eau

• Amélioration de l’état de la ripisylve par rapport à ses fonctions écologiques

• Elaboration d’un plan départemental de gestion piscicole

• Suggestion de propositions de gestion dans le but d’améliorer les capacités piscicoles

entretien_riviere
La Fédération compte parmi ses employés, 2 techniciens rivière et une équipe entretien rivière.
Elle est une des rares fédérations à avoir une équipe de ce genre, pour ne pas dire la seule.
Depuis 1990, la Fédération matérialise sa mission de gestion et protection des milieux aquatiques par la mise en place d’une équipe d’agents d’entretien des rivières et plans d’eau.Cette équipe de 7 personnes dont un chef d’équipe est encadrée par un technicien de rivière et a pour objectif la mise en œuvre de programmes de travaux ou d’interventions ponctuelles à des fins d’entretien ou de réhabilitation du réseau hydrographique des Bouches-du-Rhône.

Nous intervenons en particulier sur les cours d’eau ne disposant pas d’une structure de gestion type syndicats de rivière ou en compléments de ces organismes.
Les secteurs d’intervention ainsi que les travaux à réaliser sont définis avec les Association Agréées pour la pêche et la protection des Milieux Aquatiques (AAPPMA) concernées.

Ces interventions ont pour but d’améliorer les fonctionnalités écologiques de la ripisylve.
Cela consiste notamment à du débroussaillage et de la coupe sélective pour maintenir une diversité maximale d’essences et de faciès.
Le but est de favoriser la régénération de la ripisylve en sélectionnant et dégageant certains arbres ou arbustes.
Les ronciers fermants le milieu sont éclaircis, mais pas éliminés, afin de diversifier les habitats, alterner les secteurs plus ou moins fermés, offrant des abris et des ressources trophiques, et les secteurs plus ouverts laissant passer la lumière et favorisant la productivité du milieu (végétation aquatique…).
Les arbres morts et embâcles, notamment dans les secteurs ne présentant pas d’enjeu inondation, sont conservés autant que possible.

Nos interventions ont également pour but de faciliter l’accessibilité au cours d’eau et le mettre en valeur notamment sur les secteurs fréquentés par le public et les pêcheurs.
Nous réalisons pour cela des sentiers en berge (plus ou moins en retrait selon les cas) avec des fenêtres d’accès au cours d’eau.
Nous ramassons et évacuons en décharge les déchets d’origine anthropique.

Nous menons également des actions de lutte contre les espèces envahissantes et plus particulièrement contre la Jussie (ludwigia sp).

La Jussie est une plante aquatique exogène originaire d’Amérique du sud, son caractère envahissant a des conséquences importantes sur les milieux aquatiques. Elle concurrence les plantes autochtones, elle limite fortement la pénétration de la lumière dans les milieux aquatique qu’elle colonise, empêchant la photosynthèse en profondeur, elle produit également une quantité importante de litière, ces deux phénomènes pouvant entraîner une modification de la physico-chimie de l’eau.
Les herbiers denses limitent également la circulation de l’eau ainsi que celle des poissons.

Pour limiter les conséquences néfastes dues à sa prolifération notre action consiste en un arrachage manuel de la plante. Cette technique demande beaucoup de temps et de moyens humains mais reste la plus précise et la moins traumatisante pour le milieu lors de la phase réalisation.

Les plants sont arrachés manuellement, dans leur intégralité puis entreposés hors d’atteinte de crues éventuelles afin d’empêcher tout retour de plantules au cours d’eau ou plan d’eau.
Cette plante étant extrêmement colonisatrice et bouturant facilement, des moyens limitant l’échappement de boutures sont mis en place durant les chantiers, un filet empêche la dérive des plantules et permet leur récupération, le matériel en contact avec la plante est nettoyé avant réutilisation sur un nouveau lieu afin d’empêcher la colonisation de nouveaux sites.
Les sites sont traités chaque année jusqu’à disparition de l’espèce, une veille est ensuite mise en place afin d’intervenir au plus vite en cas de reprise.

La Fédération organise également des inventaires et des sauvetages de poissons à la demande d'organismes.

Le but de la pêche électrique est de pouvoir capturer les poissons afin de :

- les étudier : détermination des espèces et de leurs densités, biométrie des individus, identification de pathologies, réalisation de campagne de marquage,…

- les préserver : les pêches électriques de sauvetage permettent de transférer les poissons d’un site à un autre, par exemple lors de la mise en assec d’un tronçon de cours d’eau ou de canal dans le cadre de travaux (en réponse aux obligations de la Loi sur l’Eau).

La technique est simple. Il s’agit d’attirer les poissons grâce à l’émission d’un faible champ électrique créé par une anode, en connexion avec une cathode mise à l’eau à proximité. Les poissons se trouvant à quelques mètres de l’anode seront attirés vers elle, et prélevés à l’aide d’une ou plusieurs épuisettes avant d’être déposés dans les seaux destinés au tri. Le matériel de capture est relié à une armoire électrique alimentée par un groupe électrogène (ou par batterie).

La pêche électrique est un moyen efficace pour échantillonner et étudier un milieu aquatique à la suite duquel l’intégralité des poissons est relâchée dans son milieu naturel.

Cliquez sur le lien ci après pour visualiser la  vidéo réalisée par la Société Eau de Marseille Métropole sur la pêche de sauvetage effectuée dans le canal de Marseille de manière exceptionnelle et concertée: vidéo

Réserves de pêche

RESERVES QUINQUENNALES

Valable du 29/01/2014 au 31/12/2018
• PLAN D’EAU DU PLANTAIN
Situé sur la commune de Peyrolles en Provence, hors zone pêche.
• RIVIERE INFERNET-CADIERE
De la source (limite amont) au pont des Pinchinades (limite aval).
Située sur les communes des Pennes Mirabeau et Vitrolles.
• RIVIERE ARC
Du pont de Paradou (limite amont) au barrage Vitry (limite aval).
Située sur la commune de Ventabren.
• DURANCE (100 mètres chacune)
Durance à Châteaurenard - Aval du Seuil 66 dit de Calais.
Durance à Meyrargues - Aval du Seuil 106 - Aval du Viaduc ferroviaire.
Durance à Jouques - Aval du Seuil.
Valable du 20/05/2014 au 31/12/2018
• RUISSEAU DE LA PAPETERIE
De la source (limite amont) à la confluence avec la Durance (limite aval).
Situé sur la commune de Meyrargues.
Valable du 22/07/2014 au 31/12/2019
• RUISSEAU DE LA MALAUTIERE
De la source (parcelle 26) à l’aplomb de la limite des parcelles 19 et 20, sur une longueur de 175 mètres.
Situé sur la commune de Noves.

RESERVE TRIENNALE

• PLAN D’EAU OUEST DES JONQUIERS
Située sur la commune de Meyrargues.